Risques en sécurité informatique
Il existe de nombreux risques en sécurité informatique, qui évoluent d'année en année.
Mesure des risques
Il importe de mesurer ces risques, non seulement en fonction de la
probabilité ou de la fréquence de leurs survenances, mais aussi en
mesurant leurs effets possibles. Ces effets, selon les circonstances et
le moment où ils se manifestent, peuvent avoir des conséquences
négligeables ou catastrophiques. Parfois, le traitement informatique en
cours échoue, il suffit de la relancer, éventuellement par une autre
méthode si on craint que la cause ne réapparaisse ; parfois
l'incident est bloquant et on doit procéder à une réparation ou une
correction avant de poursuivre le travail entrepris. Mais ces mêmes
incidents peuvent avoir des conséquences beaucoup plus fâcheuses :
- données irrémédiablement perdues ou altérées ce qui les rend inexploitables,
- données ou traitements durablement indisponibles, pouvant entraîner l'arrêt d'une production ou d'un service,
- divulgation accidentelle d'informations confidentielles ou erronées pouvant profiter à des sociétés concurrentes ou nuire à l'image de l'entreprise,
- déclenchement d'actions pouvant provoquer des accidents physiques ou induire des drames humains.
A l'ère de la généralisation des traitements et des échanges en
masse, on imagine par exemple assez bien l'impact que pourraient avoir
des événements majeurs comme, par exemple, une panne électrique de
grande ampleur ou la saturation du réseau Internet pendant plusieurs
heures.
Hormis ces cas exceptionnels, beaucoup de risques peuvent être
anticipés et il existe des parades pour la plupart d'entre eux. On peut
citer en exemple les précautions prises peu avant l'an 2000 qui,
même si la réalité du risque a parfois été et reste aujourd'hui
controversée, ont peut-être évité de graves désagréments.
Chaque organisation, mais aussi chaque utilisateur particulier, a
tout intérêt à évaluer, même grossièrement, les risques qu'il encourt
et les protections raisonnables qu'elle ou il peut mettre en œuvre.
Dans le monde professionnel, les risques et les moyens de prévention
sont essentiellement évalués en raison de leurs coûts. Il est par
exemple évident qu'une panne qui aurait pour conséquence l'arrêt de la
production d'une usine pendant une journée mérite qu'on consacre pour
la prévenir une somme égale, justement, à une fraction de la valeur de
sa production quotidienne ; cette fraction sera d'autant plus
importante que la probabilité et la fréquence d'une telle panne sont
élevées.
Risques humains
Les risques humains sont les plus importants, même s'ils sont le
plus souvent ignorés ou minimisés. Ils concernent les utilisateurs mais
également les informaticiens eux-mêmes.
- La maladresse :
-
comme en toute activité, les humains
commettent des erreurs ; il leur arrive donc assez fréquemment
d'exécuter un traitement non souhaité, d'effacer involontairement des
données ou des programmes ...
- L'inconscience et l'ignorance :
-
de nombreux utilisateurs d'outils informatiques sont encore inconscients ou
ignorants des risques qu'ils encourent aux systèmes qu'ils utilisent,
et introduisent souvent des programmes malveillants sans le savoir. Des
manipulations inconsidérées (autant avec des logiciels que physiques)
sont aussi courantes.
- La malveillance :
-
aujourd'hui, il serait quasiment
inconcevable de prétexter l'ignorance des problèmes sus-cités, tant les
médias ont pu parler des différents problèmes de virus et de vers ces
dernières années (même s'ils ont tendance, en vulgarisant, à se tromper
sur les causes et les problèmes). Ainsi, certains utilisateurs, pour
des raisons très diverses, peuvent volontairement mettre en péril le
système d'information, en y introduisant en connaissance de cause des
virus (en connectant par exemple un ordinateur portable sur un réseau
d'entreprise), ou en faisant exprès d'introduire de mauvaises
informations dans une base de données. De même il est relativement aisé
pour un informaticien d'ajouter délibérément des fonctions cachées leur
permettant, directement ou avec l'aide de complices, de détourner à
leur profit de l'information et particulièrement de l'argent.
- L'ingénierie sociale :
-
l'ingénierie sociale (social engineering en anglais) est
une méthode pour obtenir d'un système informatique des
informations confidentielles, que l'on n'est pas normalement autorisé à
obtenir, en vue de les exploiter à d'autres fins (publicitaires par
exemple). Elle consiste à se faire passer pour quelqu’un que l’on est
pas (en général un administrateur) et de demander des informations
personnelles (nom de connexion, mot de passe, données confidentielles…) en inventant un quelconque motif (problème dans le réseau,
modification de celui-ci, heure tardive …). Elle peut se faire soit au
moyen d’une simple communication téléphonique, soit par mail, soit en
se déplaçant directement sur place.
- L'espionnage :
-
l'espionnage, notamment industriel,
emploie les même moyens, ainsi que bien d'autres, pour obtenir des
informations sur des activités concurrentes, procédés de fabrication,
projets en cours, futurs produits, politique de prix, clients et
prospects, etc.
Risques techniques
Les risques techniques sont tout simplement ceux liés aux défauts et
pannes inévitables que connaissent tous les systèmes matériels et
logiciels. Ces incidents sont évidemment plus ou moins fréquents selon
le soin apporté lors de la fabrication et des tests effectués avant que
les ordinateurs et les programmes ne soient mis en service. Cependant
les pannes ont parfois des causes indirectes, voire très indirectes,
donc difficiles à prévoir.
- Incidents liés au matériel :
-
si on peut le plus souvent
négliger la probabilité d'une erreur d'exécution par un processeur (il
y eut néanmoins une exception célèbre avec l'une des toutes premières
générations du processeur Pentium d'Intel
qui pouvait produire, dans certaines circonstances, des erreurs de
calcul), la plupart des composants électroniques, produits en grandes
séries, peuvent comporter des défauts et bien entendu finissent un jour
ou l'autre par tomber en panne. Certaines de ces pannes sont assez
difficiles à déceler car intermittentes ou rares.
- Incidents liés au logiciel :
-
ils sont de très loin les plus
fréquents; la complexité croissante des systèmes d'exploitation
et des programmes nécessite l'effort conjoint de dizaines, de
centaines, voire de milliers de programmeurs. Individuellement ou
collectivement, ils font inévitablement des erreurs que les meilleures
méthodes de travail et les meilleurs outils de contrôle ou de test ne
peuvent pas éliminer en totalité.
- Incidents liés à l'environnement :
-
les machines électroniques
et les réseaux de communication sont sensibles aux variations de
température ou d'humidité (tout particulièrement en cas d'incendie ou
d'inondation) ainsi qu'aux champs électriques et magnétiques. Il n'est
pas rare que des ordinateurs connaissent des pannes définitives ou
intermittentes à cause de conditions climatiques inhabituelles ou par
l'influence d'installations électriques notamment industrielles (et
parfois celle des ordinateurs eux-mêmes !).
Pour s'en prémunir, on recourt généralement à des moyens simples bien que parfois onéreux :
- Redondance des matériels :
-
la probabilité ou la fréquence de pannes d'un équipement est
représentée par un nombre très faible (compris entre 0 et 1, exprimé
sous la forme 10-n) ; en doublant ou en triplant cet
équipement, on multiplie leurs probabilités ou fréquences de panne
respectives, le résultat est donc un nombre beaucoup plus faible ;
autrement dit l'ensemble est beaucoup plus fiable (ce qui le plus
souvent reporte le risque principal ailleurs).
- Dispersion des sites :
-
pour les mêmes raisons un accident
environnemental a très peu de chance de se produire simultanément en
deux endroits distants.
- Programmes ou procédures de contrôle indépendants :
-
ils permettent bien souvent de déceler les anomalies avant qu'elles ne
produisent des effets dévastateurs.
Liste des risques
Les risques évoluent jour après jour. Cette liste présente une aperçu global des risques majeurs.
Programmes malveillants
Un logiciel malveillant est un logiciel
développé dans le but de nuire à un système informatique. Voici les
principaux types de programmes malveillants :
- Le virus :
- programme malveillant se dupliquant sur d'autres ordinateurs
- Le ver(worm en anglais) :
- exploite les ressources d'un ordinateur afin d'assurer sa reproduction
- Le wabbit :
- programme qui se réplique par lui-même (mais qui n'est ni un virus, ni un ver)
- Le cheval de Troie(trojan en anglais) :
- programme à apparence légitime (voulue) qui exécute des routines nuisibles sans l'autorisation de l'utilisateur
- La porte dérobée (backdoor en anglais) :
- ouvreur d'un accès frauduleux sur un système informatique, à distance
- Le logiciel espion (spywareen anglais) :
- collecteur d'informations personnelles sur l'ordinateur d'un utilisateur sans son autorisation, et en envoyant celles-ci à un organisme tiers
- Le keylogger (enregistreur de touches) :
- programme généralement invisible installé sur le poste d'un utilisateur et chargé d'enregistrer à son insu ses frappes clavier.
- L'exploit :
- programme permettant d'exploiter une faille de sécurité d'un logiciel
- Le rootkit :
-
ensemble de logiciels permettant généralement d'obtenir les droits
d'administrateur sur une machine, d'installer une porte dérobée,
de truquer les informations susceptibles de révéler la compromission,
et d'effacer les traces laissées par l'opération dans les journaux
système.
Techniques d'attaque par messagerie
En dehors des nombreux programmes malveillants qui se propagent par
la messagerie électronique, il existe des attaques spécifiques à
celle-ci :
- Le spam :
-
un courrier électronique non sollicité, la plupart
du temps de la publicité. Ils encombrent le réseau, et font perdre du
temps à leurs destinataires
- Le phishing (l'hameçonnage en français) :
-
un courrier électronique dont l'expéditeur se fait
généralement passer pour un organisme financier et demandant au
destinataire de fournir des informations confidentielles
- Le canular informatique (hoaxen anglais) :
-
un courrier électronique incitant généralement le
destinataire à retransmettre le message à ses contacts sous divers
prétextes. Ils encombrent le réseau, et font perdre du temps à leurs
destinataires. Dans certains cas, ils incitent l'utilisateur à
effectuer des manipulations dangereuses sur son poste (suppression d'un
fichier prétendument lié à un virus par exemple).
Le site www.hoaxbuster.com
répertorie les hoax les plus courants, et permet de une recherche par mot clé.
Attaques sur le réseau
Voici les principales techniques d'attaques sur le réseau :
- Le sniffing :
-
technique permettant de récupérer toutes les informations transitant sur un réseau (on utilise pour cela un logiciel sniffer).Elle
est généralement utilisée pour récupérer les mots de passe des
applications qui ne chiffrent pas leurs communications, et pour
identifier les machines qui communiquent sur le réseau.
- La mystification (en Anglais spoofing) :
-
technique consistant à prendre l'identité d'une autre personne ou d'une
autre machine. Elle est généralement utilisée pour récupérer des
informations sensibles, que l'on ne pourrait pas avoir autrement.
- Le déni de service (deny of service en Anglais) :
- technique visant à générer des arrêts de service, et ainsi d’empêcher le bon fonctionnement d’un système.
Attaques sur les mots de passe
Les attaques sur les mots de passe peuvent consister à faire de nombreux essais jusqu’à trouver le bon mot de passe.
Dans ce cadre, notons les deux méthodes suivantes:
- L'attaque par dictionnaire :
-
le mot testé est pris dans une liste prédéfinie contenant les mots de
passe les plus courants et aussi des variantes de ceux-ci (à l’envers,
avec un chiffre à la fin, etc.). Ces listes sont généralement
dans toutes les langues les plus utilisées, contiennent des mots
existants, ou des diminutifs (comme par exemple “powa” pour “power”, ou
“G0d” pour “god”).
- Attaque par force brute :
-
toutes les possibilités sont faites dans l’ordre jusqu’à trouver la
bonne solution (par exemple de “aaaaaa” jusqu'à “ZZZZZZ” pour un mot de
passe composé strictement de six caractères alphabétiques).
Source : Wikipédia -
Risques en sécurité informatique -
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